Confidence : tout en assumant mon heterosexualité et mon corps masculin, je vis le fait d’être un homme comme une malédiction.

Mais quand ça veut pas marcher avec le sexe opposé, ça veut pas. Vous aurez beau me répéter, sur une base de stéréotype absurde, que le désert affectif et/ou sexuel n’est qu’une invention de privilégiés frustrés. Quand t’es dedans, t’es dedans. Et t’en connais toute la réalité.

Assumer son existence ne vous transformera pas en gros misogyne d’extrême droite. Promis.

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Il y aurait tout un truc à développer là dessus, mais un thread ne suffirait pas.

Mais aimer les femmes, continuer de souhaiter leur épanouissent, leur bien être, l’égalité de tous... de la bienveillance en somme, n’est pas incompatible avec la reconnaissance d’un mal-être masculin qui existe et qui est grandissant.

Je ne parle pas là de « la crise de la masculinité », titre que j’ai déjà lu sur je ne sais quel torche-cul. Pas d’une crise de virilité toxique.

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Mais oui. Je suis un homme (sans majuscule). Avec une sensibilité. Avec des sentiments. Avec des désirs. Très souvent sexuels. J’ai 32 ans et un corps en pleines capacités et en pleine demande de procréation.

Et tout ça... la traversée du désert fait juste que je dois l’étouffer. L’ignorer. Le renier. Le refouler. Abandonner mes fantasmes. Me sentir mal de ressentir un sentiment amoureux (le comble). Ne pas m’autoriser d’être entièrement moi. Rester incomplet.

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Je hais d’être un homme autant que j’aime les femmes. Voilà le résumé parfait. En une phrase.

Finalement, pas besoin de faire plus long.

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@raph Ahm. J'approche de la trentaine. Je n'ai jamais eu la moindre relation sexuelle - avec quoique soit d'autre que moi-même.

Je ne sais pas si on peut parler de "demande de procréation" que "d'être en chaleur". C'est l'envie d'orgasme, pas spécialement l'envie de reproduction - ni même de relation... Je pense.

Je ne vis pas ça comme une souffrance. S'il y a une souffrance, IMHO, c'est le stigmate de la honteuse masturbation. Comme quoi ça devrait forcément être "partagé" pour être "ok".

@raph Par contre je pense qu'on a "socialement faim" de relation en couple.

Je ne l'ai jamais connu, mais j'ai dû lire des milliers d'histoires, et vu au moins autant de fictions où une relation amoureuse est le pinacle de l'existence.

Forcément ça déteint - et quand on n'a plus d'objectif en tête, il reste toujours celui-là en tâche de fond. "Réussir sa vie, c'est être en couple."

Pis là je me souviens du désastre de la plupart des couples qui m'entourent et ça me réveille assez bien.

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